Couple français analysant leur capacité d'emprunt sur ordinateur

Votre banque vous annonce 240 000 €. Vous visiez 280 000 €. L’écart fait mal. Je reçois ce type de témoignage chaque semaine. La frustration est légitime, mais elle repose souvent sur une incompréhension : votre banque ne vous donne pas votre capacité maximale. Elle vous donne sa capacité à vous financer, ce qui n’est pas la même chose. Un courtier travaille différemment. Il active des leviers que votre conseiller bancaire ne peut pas — ou ne veut pas — actionner. Pretto, acteur majeur du courtage en ligne, illustre bien cette approche en comparant plus de 100 banques pour chaque dossier. Reste à comprendre quels sont ces fameux leviers, et surtout, combien ils peuvent réellement débloquer.

Les 4 leviers d’un courtier pour augmenter votre capacité en 30 secondes

  • Négociation du taux : 0,20 point de moins peut libérer 8 000 à 12 000 €
  • Délégation d’assurance : économies jusqu’à 65 %, impact direct sur la mensualité
  • Allongement de durée : passer de 20 à 25 ans augmente la capacité de 15 à 20 %
  • Structuration du dossier : revenus variables, fonciers, primes mieux valorisés

Pourquoi votre banque vous propose moins que votre capacité réelle

Le calcul semble simple. Vous gagnez 4 000 € nets par mois, la règle des 35 % s’applique, votre mensualité maximale devrait être de 1 400 €. Sauf que votre banque vous propose une mensualité de 1 200 €. Où sont passés les 200 € manquants ? La réponse tient en trois mots : marge de sécurité.

35%

Taux d’endettement maximal recommandé par le HCSF pour les crédits immobiliers

Les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière fixent ce plafond à 35 % des revenus, selon les décisions du HCSF. Mais votre banque n’applique pas cette règle de manière neutre. Elle intègre son propre scoring, sa politique commerciale du moment, et surtout, elle vous propose systématiquement son assurance groupe — la plus chère du marché.

Dans les dossiers que j’accompagne, l’erreur la plus coûteuse reste de présenter son projet à sa banque principale avant d’avoir négocié l’assurance emprunteur. Cette précipitation génère une perte de capacité de 15 000 à 25 000 € en moyenne. Ce constat varie selon la politique de la banque sollicitée.

Ce que votre banquier ne vous dit pas : Les banques disposent d’une marge de flexibilité de 20 % de leur production trimestrielle pour déroger aux règles HCSF. Mais elles réservent cette flexibilité aux meilleurs profils — souvent des clients qu’un courtier leur présente, justement parce qu’il sait où placer chaque dossier.

Autre biais : le reste à vivre. Votre banque exige généralement 800 € minimum par personne seule, 1 200 € pour un couple. Si vous habitez Paris, elle peut monter ce seuil sans vous le dire. C’est une variable d’ajustement invisible qui réduit mécaniquement votre capacité affichée.

Les 4 leviers concrets qu’un courtier active pour augmenter votre capacité

Un courtier analyse chaque paramètre du dossier



Parlons concret. Un courtier ne fait pas de magie. Il exploite méthodiquement quatre leviers que votre banque n’a pas intérêt à vous présenter. Chacun a un impact mesurable.

Impact des 4 leviers sur votre capacité (revenus 4 000 €/mois)
Levier Mécanisme Gain potentiel Profils concernés
Négociation du taux Mise en concurrence de 50 à 100+ banques 8 000 à 15 000 € Tous profils stables
Délégation d’assurance Assurance externe 40 à 65 % moins chère 15 000 à 25 000 € Moins de 45 ans, non-fumeurs
Allongement durée Passage de 20 à 25 ans +15 à 20 % de capacité Moins de 40 ans
Structuration dossier Valorisation revenus variables, fonciers 10 000 à 20 000 € Entrepreneurs, investisseurs

Le levier le plus sous-estimé ? L’assurance emprunteur. Aux termes de la loi Lemoine, vous pouvez résilier à tout moment depuis septembre 2022, sans frais ni pénalités. Les économies potentielles atteignent 5 000 à 15 000 € sur la durée du prêt. Concrètement, une mensualité qui baisse de 50 €, c’est une capacité d’emprunt qui augmente de 10 000 à 12 000 €.

Soyons clairs : le taux d’intérêt fait la une des médias, mais c’est rarement là que se joue la vraie différence. D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen en janvier 2026 s’établit à 3,20 %. L’écart entre banques dépasse rarement 0,30 point. Sur l’assurance, l’écart peut atteindre 65 %. C’est là que je recommande de commencer.

Le troisième levier — la durée — reste contraint par les règles HCSF : 25 ans maximum, 27 ans avec différé pour un achat en VEFA. Mais passer de 20 à 25 ans augmente mécaniquement votre capacité de 15 à 20 %. Le coût total du crédit augmente, c’est vrai. Mais vous accédez au bien que vous visez.

Comment Pretto optimise votre capacité d’emprunt : méthode et résultats

Quand votre banque vous annonce un montant inférieur à vos attentes, la question devient : comment obtenir une analyse objective de votre situation ? Pretto répond à ce besoin avec une approche structurée en plusieurs étapes.

La simulation initiale prend trois minutes. Vous renseignez vos revenus, votre apport, la durée souhaitée. L’algorithme compare immédiatement votre profil aux grilles de plus de 100 banques partenaires. Ce volume de comparaison change la donne : là où votre conseiller bancaire ne connaît qu’une grille (la sienne), Pretto identifie les établissements les plus compétitifs pour votre profil spécifique.

L’étape suivante implique un expert courtier. Cette analyse humaine permet de repérer les leviers d’optimisation que l’algorithme seul ne voit pas : une prime annuelle à mieux valoriser, des revenus fonciers à présenter différemment, une assurance groupe à remplacer. Les revenus fonciers, par exemple, sont retenus à 70 % par les banques. Un courtier sait présenter le dossier pour maximiser cette prise en compte.

Conseil pro : L’attestation de finançabilité délivrée par Pretto rassure vendeurs et agents immobiliers. Dans un marché tendu, cette preuve de sérieux peut faire la différence face à d’autres acheteurs. Elle ne garantit pas le prêt, mais elle démontre que votre capacité a été vérifiée par un professionnel.

Sur l’assurance emprunteur, Pretto annonce des économies jusqu’à 65 % par rapport aux contrats groupe bancaires. Ce chiffre correspond aux profils les plus favorables (jeunes, non-fumeurs, sans antécédents médicaux). Pour un profil standard, comptez plutôt 30 à 45 % d’économies — ce qui reste significatif sur 20 ou 25 ans de remboursement.

Les taux négociés en janvier 2026 s’échelonnent de 3,10 % sur 10 ans à 3,50 % sur 25 ans pour les profils ordinaires. Les meilleurs dossiers obtiennent 3,23 % sur 15 ans ou 3,30 % sur 20 ans. Ces écarts de 0,10 à 0,20 point semblent faibles, mais ils représentent plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du crédit.

Simulation concrète : de 245 000€ à 282 000€, le détail du calcul

Simuler sa capacité d’emprunt avant de visiter un bien



J’ai accompagné Sophie, 38 ans, cadre commerciale en Île-de-France. Son projet : acheter un appartement pour sa résidence principale. Sa banque — le Crédit Agricole — lui propose 245 000 € sur 20 ans. Problème : le bien qu’elle vise coûte 280 000 €. Il manque 35 000 €.

Son profil : revenus nets de 4 000 € mensuels, apport de 20 000 €, aucun crédit en cours. Sur le papier, elle respecte largement les 35 % d’endettement. Alors pourquoi ce plafond à 245 000 € ?

Avant : Banque principale, 245 000 € sur 20 ans, taux 3,45 %, assurance groupe 0,34 %, mensualité 1 380 €

Après : Courtier, 282 670 € sur 25 ans, taux 3,40 %, assurance déléguée 0,12 %, mensualité 1 400 €

Le détail du gain se décompose ainsi :

  1. Passage de 20 à 25 ans : la mensualité baisse à taux égal, ce qui libère de la capacité. Gain : environ 22 000 €.
  2. Délégation d’assurance : de 0,34 % (assurance groupe) à 0,12 % (assurance externe). La mensualité d’assurance passe de 85 € à 30 €. Ces 55 € économisés chaque mois augmentent la capacité d’emprunt d’environ 11 000 €.
  3. Négociation du taux : de 3,45 % à 3,40 %. Gain marginal, mais réel : environ 4 000 €.

Total : Sophie passe de 245 000 € à 282 670 € de capacité. Son bien à 280 000 € devient accessible. Le coût total du crédit augmente (137 330 € d’intérêts sur 25 ans), mais elle accède à son projet au lieu de renoncer.

Ce cas illustre un point essentiel : la capacité d’emprunt n’est pas un chiffre figé. Elle dépend des paramètres qu’on choisit d’activer. Si vous cherchez à affiner vos propres calculs, une simulation de crédit immobilier permet de tester différents scénarios avant de solliciter un courtier.

Vos questions sur le courtier et la capacité d’emprunt

Un courtier peut-il dépasser les 35 % d’endettement ?

Oui, dans certains cas. Selon l’analyse de la Banque de France, les banques disposent d’une marge de flexibilité de 20 % de leur production trimestrielle pour déroger aux règles HCSF. Un courtier sait identifier les établissements qui utilisent cette flexibilité et les profils qui peuvent en bénéficier — notamment les hauts revenus avec un reste à vivre confortable.

Les frais de courtage annulent-ils les économies réalisées ?

Rarement. Les frais de courtage oscillent entre 1 500 et 3 000 € selon les acteurs. Les économies sur l’assurance emprunteur dépassent souvent 5 000 € sur la durée du prêt. Sans compter le gain de capacité, qui vous permet parfois d’accéder à un bien que vous n’auriez pas pu financer autrement. Le calcul reste généralement favorable.

Ma banque peut-elle s’aligner si je lui montre une offre courtier ?

C’est possible, mais pas garanti. Votre banque peut améliorer son offre sur le taux, rarement sur l’assurance groupe. Le vrai avantage du courtier n’est pas de faire pression sur votre banque — c’est de trouver un établissement mieux adapté à votre profil. Certaines banques cherchent activement les primo-accédants, d’autres préfèrent les investisseurs locatifs. Un courtier oriente votre dossier vers la bonne cible.

Combien de temps gagne-t-on vraiment avec un courtier ?

Sur les dossiers que je vois, le délai moyen entre première simulation et accord de principe tourne autour de 21 à 30 jours avec un courtier. En direct avec une seule banque, comptez plutôt 30 à 45 jours — et vous n’avez qu’une réponse. Le gain de temps vient surtout de l’envoi simultané à plusieurs établissements.

Le courtier peut-il m’aider si j’ai déjà un refus de prêt ?

Ça dépend du motif du refus. Si le problème vient d’un incident de paiement (fichage FICP), aucun courtier ne fera de miracle. En revanche, si le refus vient d’un taux d’endettement jugé trop élevé ou d’un profil atypique (entrepreneur, revenus variables), un courtier peut identifier une banque avec des critères différents. Pour affiner vos critères pour choisir un courtier, vérifiez son expérience sur les profils similaires au vôtre.

La prochaine étape pour vous : Votre capacité d’emprunt n’est pas celle que votre banque vous annonce. C’est celle que vous obtiendrez en activant les bons leviers au bon moment. Avant de renoncer à un bien ou de baisser votre budget, testez une simulation multi-banques. Vous pourriez découvrir que les 20 000 ou 30 000 € manquants existent — ils sont juste ailleurs.

Limites des projections de capacité d’emprunt

  • Les calculs présentés sont des estimations basées sur les critères bancaires moyens constatés en 2026
  • Chaque établissement bancaire applique ses propres critères d’analyse, qui peuvent différer des règles générales
  • Les taux et conditions évoluent régulièrement selon la politique monétaire et la situation économique

Risques à considérer : refus possible en cas d’incidents de paiement récents (fichage FICP), capacité réduite si les revenus variables ne sont pas justifiés sur 3 ans minimum, conditions variables selon la politique commerciale de la banque au moment du dépôt. Consultez un courtier habilité ORIAS pour une analyse personnalisée de votre dossier.

Rédigé par Marc Delacour, journaliste spécialisé en financement immobilier depuis 2012. Il a couvert plus de 500 dossiers de crédit immobilier pour différentes publications économiques. Son expertise porte sur les mécanismes d'optimisation de la capacité d'emprunt et les stratégies de négociation bancaire. Il intervient régulièrement comme formateur auprès de réseaux d'agents immobiliers sur les fondamentaux du financement.